Notre sujet étant dédié à la femme, nous avons décidé de faire notre première partie sur la représentation de la femme. Il va de soit de commencer par une brève enquête sociologique pour déterminer la place de la femme par rapport à l’homme dans la société afin de comprendre d'où viennent toutes ses "obligations" de tenue, de manière d'être. La  place de la femme correspond au rôle qu'elle joue dans la société. Ce qu'on entend par société est l'état des êtres vivants qui vivent dans un groupe organisé.

Pour cela il faut prendre le sujet à sa source donc dès la naissance de la femme. Nous allons donc dans un premier temps expliquer le phénomène de "femme-type" dans la socialisation primaire. La socialisation primaire est, le monde et l'entourage qui entoure l'enfant dès la naissance et qui l'oriente vers une future socialisation, la socialisation secondaire, à l'âge adulte.

Pour ce faire il faudra aussi parler des conséquences de la socialisation primaire dans la socialisation secondaire.

Et pour clôturer cette  explication on parlera brièvement de ce qu’en pensent les hommes.

 

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                                                                  Tout d’abord, l’individu est soumis à une première période de vie de sa naissance à l’âge adulte, nommée la socialisation primaire. Durant cette période, les parents ainsi que l’entourage lui inculquent des normes et des valeurs (le bien du mal). Les normes sont un modèle de conduite propre à un groupe social ou à une société. Les valeurs quant à elles sont les idéaux collectifs d’une société représentant ce qui est de l’ordre du désirable et qui influence les actions des individus, et forme donc un système dans lequel il y a une hiérarchie. Cette période est certes un moment privilégié pour l’acquisition de ces normes, valeurs ou autres dispositions, mais ce processus se poursuit durant toute la vie de cet individu.  En effet c’est pendant l’enfance que l’individu est le plus malléable. D’autant plus que c’est durant cette socialisation que les fondations de l’identité se forment au travers des relations multiples entre le monde social tel que la famille, les groupes de pairs (autrement dit l’entourage) ou le monde institutionnel de l’école ou des associations sportives. Ces interventions se font dans un climat affectif, ce qui rend par ailleurs les contraintes moins pesantes.

                                                                  Il va de soit de comprendre que c’est a cette période que la façon de se tenir et de se comporter est transmise. On parle alors de dimension corporelle. En outre, le rapport au corps n’est pas seulement hérité. L’individu peut s’adapter en apprenant les codes sociaux d’un autre milieu. Toutefois des études montrent que dès le plus jeune âge, les filles et les garçons sont traités de manière différente. En effet, il existe des stéréotypes liés à chaque genre. Ses fameux stéréotypes vont être intériorisés par les enfants qui vont anticiper leur futur statut et rôle dans la société. Cela signifie qu’inconsciemment les individus de genre féminin ou masculin vont assimiler leur futur rôle dans la société. Ces rôles sont déterminés depuis toujours malgré les sociétés qui changent. De nos jours les principaux acteurs sont les médias et les commerciaux avec leurs jouets pour les enfants. Selon le sociologue P.J. Lazar, la télévision est à la fois le média principal et préféré des  enfants. Il contient beaucoup de spots publicitaires remplissant une fonction de socialisation car l’enfant est confronté au monde des adultes et va donc se familiariser avec celui-ci. En effet celle-ci diffusent quotidiennement des publicités sur le dernier aspirateur avec une femme qui utilise celui-ci dans sa maison, ou la dernière voiture avec le père de famille qui l’utilise pour aller travailler. Pendant les périodes de fêtes, c’est les jouets qui prennent la plus grande place, notamment sur des chaines réservées au monde enfantin. On peut y trouver pour les filles des barbies aux corps parfait et vêtus de rose, des cuisinière ou dinette, des poucettes avec poupons rose ; et pour les garçons on peut y trouver des packs pour « petits bricoleur », une tondeuse a gazon pour le côté entretien de la maison, jeux de combats ou petites voitures, et tout ça dans les tons rouge, bleu ou vert. Tous ses spots sont réalisés dans le but d’inciter les enfants à faire comme papa ou comme maman. Bien entendu, la famille peut intervenir et ainsi contrôler l’utilisation de ses médias. De plus, les jeux imaginés par les enfants dans les cours de récréations sont aussi touchés par ce phénomène avec le célèbre jeu de « papa et maman ». 

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Ce jeu là est l’emblème même du fait que les individus assimilent et anticipent donc leur futur rôle dans la société. On remarque donc l’enjeu de la socialisation primaire. Comme nous venons de constater, les stéréotypes de notre société ont un impact et une influence considérable. En effet, l’homme doit être fort et musclé, il ne doit jamais pleurer et dans sa vie quotidienne il doit travailler pour ramener de l’argent afin de nourrir la famille. Quant à elle, la femme doit être sensible, propre sur elle, non violente, sage et mère au foyer. Cette vision existe en partie à cause de l’éducation donnée par les parents. Par exemple une mère pourrait dire à sa fille : « Ne t’assoie pas par terre tu vas te salir » Comme un père pourrait dire à son fils : « si quelqu’un t’embête a l’école, tu ne te laisse pas faire ». On peut remarquer ce phénomène de stéréotype sur l’œuvre de l’artiste Barbara Kruger de 1985.

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Cette œuvre se compose d'une simple image en noir et blanc sur laquelle vient se superposer une large bande et un cadre rouge. Sur ce bandeau on peut lire : « We don't need another hero » (« Nous n'avons pas besoin d'un héros de plus »). Ce slogan barre l'image de deux enfants dont une fillette qui se penche vers un petit garçon et qui montre du doigt son biceps qu'il fait saillir. La petite fille semble impressionnée par la musculature naissante du garçon. Le héros en herbe fait ce que l’on attend de lui, prouver qu’il est un homme, un vrai. Naturellement, la fille est épatée. Il s’agit d’une scène anodine, d’un cliché enfantin presque attendrissant. N’est-il pas mignon le petit garçon qui joue à l’homme devant les yeux de la petite fille ? Mais surtout, ce cliché n’est-il pas révélateur de la place accordée à chaque sexe dans la société ?

                                                                  Ensuite, arrive la socialisation secondaire de l’individu, c’est-à-dire à l’âge adulte. L’éducation étant en grande partie terminée, l’individu se retrouve partiellement livré à lui-même et à pouvoir faire ses propres choix. Cette éducation est malgré tout encore présente puisque la vie de l’individu dépend de sa précédente socialisation (socialisation primaire). Celle-ci a donc des conséquences sur sa socialisation secondaire.

En effet, L’individu reproduit machinalement et découvre d’autres stéréotypes. La plupart des normes et valeurs apprises auparavant sont encore en application mais viens s’y ajouter d’autres dispositions. Celles-ci sont encore une fois transmises par les médias, mais aussi par l’entourage amical ou professionnel. En effet, l’entrée dans la vie active, le changement d’emploi, les conversions religieuses, les changements d’affiliation politique, d’identité sexuelle ou de manière plus radicale avec des conditions institutionnelles particulières (comme un asile psychiatrique ou l’armée) peuvent avoir un aussi grand ascendant sur l’identité de l’individu. En outre, chez la femme, les conséquences de la socialisation primaire sur cette nouvelle, sont plus particulièrement axées sur la manière de se tenir et de se comporter en société et reproduire en partie les stéréotypes assimilés sur la génération suivante afin de ne pas se trouver en marge de celle-ci. Les conséquences dans ses cas la pourraient être fatale (mal-être constant voir suicide dans les cas les plus extrêmes). C’est inconsciemment pour cela que chaque individu, y compris les femmes, suivent « l’image-type de l’individu parfait ».

                                                                  On peut donc conclure que la femme doit respecter ses stéréotypes pour ne pas être mise en marge. Que ce soit sur le plan de l’attitude physique ou morale. Son identité doit donc être fondée sur ceux-ci. Toutefois il est possible de lutter contre, et de ne pas vouloir acquérir ou transmettre les stéréotypes de la société, seulement l’individu peut ne pas se sentir à sa place et ainsi être rejeté pas les autres ou s’exclure soit même à cause d’un mal-être permanant. Les hommes n'en pensent pas moins, même si maintenant les mentalitées evoluent. A l'époque la femme devait, en plus de se comporter selon les stéréotypes, elle devait être toujours disponible et au service de l'homme. L'apparence est donc l'élément maitre du jeu de la vie.