1) Les modèles de toutes époques

Depuis toujours la femme crée la fascination et l’interrogation. Son vraiment coïncidé avec la réalité, ni par le passé ni aujourd'hui. Parfois perçue telle une muse adorée et inspiratrice, parfois comme un objet calomnié et négligé. Leur image ne leur a jamais vraiment appartenue et cette vision féminine se métamorphose au fil des siècles. Tout d’abord, la femme est représentée depuis la préhistoire jusqu’au XXème siècle par des sculptures, des tableaux, puis plus récemment dans les magasines. Chaque époque évoque un idéal féminin, une mentalité que les femmes s’accordent à suivre, parfois même sans s’en rendre compte, afin de se sentir acceptées et en accord avec leur milieu de vie. 

Tout commence à la préhistoire, avec « La Vénus de Willendorf » datant de 20 000 avant J.C, retrouvée en 1909 en Autriche.

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Cette sculpture représente une femme aux formes généreuses, notamment au niveau de la poitrine, des fesses et du ventre, qui souligne l’importance d’un pouvoir proprement féminin : celui de donner la vie. Il semblerait que la femme était à cette époque une déesse pour les hommes, une force surnaturelle créatrice du monde, de la vie et de la mort.  

 

Dans les religions plus tardives de l’Antiquité, Phéniciennes (1200 av J.C) ou Egyptiennes (de 664 à 332 av J.C) par exemple, il existe de nombreuses déesses, prêtresses et idoles représentant chacune des fonctions variées, comme Nout la déesse du ciel, Séchat la déesse des lettres et des Sciences, etc. Mais ces divinités seront évincées par l’arrivée d’un Dieu unique au Moyen-Orient qui interdira le fait d’adorer tout idole ; de même pour le Dieu musulman qui fera expulser les deux « filles d’Allâh ». Dans la religion juive et musulmane, une femme ne doit pas s’approcher d’un homme ou de la maison de Dieu si elle vient d’accoucher ou si elle a ses règles. Pour les Hébreux, le sang était lié à la vie, donc au domaine du sacré et de l’interdit. La sexualité de la femme subsistait la méfiance et la fascination, tout comme leur capacité à enfanter. Et nous savons que l’Homme a pour habitude de vouloir contrôler ce qu’il craint, de par son ignorance.
A cette époque les femmes étaient représentées comme des beautés minces et musclées, aux jambes longues et aux fesses rebondies, aux seins menus et à la taille large. La femme idéale égyptienne était perçue comme éternellement jeune. Elles étaient habillées de vêtements fins à travers lesquels on peut remarquer la silhouette, mais la poitrine et les hanches sont estompées.

Au Moyen-Âge, les femmes sont plus souvent dissimulées sous des vêtements amples, où seule la taille est marquée. Les femmes ont de larges épaules, une petite poitrine, le ventre est rebondit et les hanches plutôt étroites. Encore une fois la jeunesse mais aussi la blondeur des femmes sont exaltées

A la Renaissance, les courtisanes de Venise, considérées comme les plus belles femmes, véhiculent une nouvelle idée de la femme idéale. Elle doit désormais être pulpeuse, avoir des rondeurs, des cuisses dodues que l’on ose montrer de plus en plus, une poitrine lourde, un teint plutôt pâle et les cheveux blonds vénitiens, dit d’ « or ».

Femme de la Renaissance : Sandro Botticelli « Venus de Botticelli »

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Au XVIIème siècle les femmes ont les hanches, les seins et la taille marquée par un corset, afin de représenter le symbole de la maternité. Elles ont un teint de lait, et des bras et des mains potelées car il y a une tendance des femmes rondes. Le rouge devient une couleur dominante sur les lèvres et les joues, couleur qui symbolise l'amour et la sensualité.

Peinture d'une femme du XVIIIe siècle : Quentin de la Tour « La marquise de Pompadour »

Peinture d'une femme du XVIIIe siècle

Au XIXème siècle, des tableaux de nues font scandale car ils représentent des situations réelles et non mythologiques, comme le tableau de Gustave Courbet « L’origine du monde », qui offre une représentation très crue d’une partie du corps de la femme, à la limite de la pornographie.
Mais le XIXème siècle fait aussi place a deux nouveaux genres contradictoires. Le premier représente une femme malade et fragile, avec un teint livide et des joues creuses, montrant la solitude et la tristesse des femmes. Le second montre des femmes de corpulence plus importante, appelée « la petite bourgeoisie »

femmes « belles malades » : Cesar Camille Claudel

femmes « belles malades »

femmes de « La petite bourgeoisie » : Ingres Le bain turc

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Le XXème siècle est marqué par le style « garçonne », les femmes sont amincies, avec une poitrine et des hanches qui ne se remarquent presque pas, leurs formes sont proscrites. Ce siècle laisse place à une femme contemporaine, provocante et libérée. Les femmes se rebellent contre les traditions du passé et osent un look androgyne sous l’influence de grands couturiers. Ce nouveau look incarne l’émancipation des femmes. Coco Chanel libère le corps des femmes en lançant la mode des vêtements simples et pratiques comme le pantalon pour femme, ce qui engendre donc des changements dans leur mode de vie (travail, conduite, etc)
Ce nouveau look incarne l’émancipation des femmes.

Louise Brooks dans  le look « Garço

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Pendant les années 50, l’idéal féminin est évidemment représenté par des vedettes comme Marilyn Monroe ou Brigitte Bardot, des femmes pulpeuses, une forte poitrine non cachée, des courbes très marquées, représentant la sensualité et l’extrême féminité. Des « pin-up » dont le but premier est de créer le fantasme masculin, notamment à travers les publicités.

Marilyn Monroe ou Brigitte Bardot

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Pendant les années 70-80, la fièvre hippie soulage les femmes des sous-vêtements. Elles s’amincissent de nouveau, phénomène expliqué par l’arrivée de la contraception, les femmes, notamment les ménagères, ne sont plus seulement des mères, elles sont aussi l’objet du désir, elles ont donc moins de hanches, qui sont la représentation de l’accouchement, plus de poitrine, et le teint bronzé. La minceur devient un réel critère de beauté, confirmé par  l'apparition de la poupée Barbie en 1959 qui incarne parfaitement le modèle féminin de cette époque. Certaines personnes sont même prêtes à subir de nombreuses opérations chirurgicales pour lui ressembler, malgré l'avis de spécialistes qui ont constatés que ses mensurations seraient impossibles à atteindre en taille réelle.

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Aujourd'hui, La minceur reste le principal aspect physique que les femmes tiennent a respecter. Elles sont parfois prêtes à tout pour ressembler à des mannequins, maigres et avec de longues jambes fines et fermes, des seins ronds et volumineux et un visage bien symétrique. Et cette image de femme parfaite du 21ème siècle est véhiculée par de nombreux supports médiatiques et artistiques que la femme rencontre tous les jours, elle ne peut donc pas y échapper.

2) Une femme camouflée et médiatisée

            Afin d'intégrer correctement la société dans laquelle elle vit, la femme se sent souvent obligée de suivre les normes et règles de beauté en accord avec son époque. Mais finalement, montre-t-elle au monde qui l'entoure sa vraie personnalité ?
Mis a part quelques exceptions, les femmes se soumettent généralement à l'image que lui renvois la société, c'est à dire comment les autres veulent les voir, pour éviter les représailles, ne pas faire « tâche » dans le décors et paraître comme tout le monde.
Depuis les années 50 jusqu'au XXIe siecle, la meilleure influence exercée sur les femmes sont les médias. La question est : comment ?

Les médias, notamment les publicités dans les magazines, à la télévision, sur les affiches, diffusent constamment des images de femmes parfaites. Mais ces photos qu'une grande partie de la population féminine envie sont souvent retouchées afin d'enlever les moindres défauts des mannequins et les insérer encore plus dans les normes de beauté. C'est a dire les rendre encore plus fines, allonger les jambes, embellir la poitrine, perfectionner le visage. Ce phénomène de retouche est partout : sur les photos de stars pour éviter les critiques, les publicités de produits cosmétiques, de régimes, de parfum, et bien d'autres encore.
Mais parfois les photos sont tellement modifiées qu'il serait humainement impossible d'atteindre les mêmes mensurations. La beauté est donc souvent trop exagérée et dénaturée. La femme ne montre plus son vrai visage mais celui que la société attend de voir. On assiste alors a un défilé permanent de femmes qui ressemblent toutes à des poupées, sans aucune personnalité, qu'on appellerai familièrement des « moutons ». Mais c'est le moyen le plus sûre pour échapper aux reproches et jugements de la société.

Photoshop makes anything possible


Mais cette génération de « faux » oblige les femmes à se fixer des objectifs encore plus exigeants, car les critères de beauté le deviennent de plus en plus. Et même si la mode est de montrer une femme libre de ses choix et de son corps, en réalité elle est enfermée dans un système de dictature de beauté à cause d'une forte pression médiatique. Elle devient capricieuse et n'est jamais satisfaite, car elle en fait toujours plus, veut être toujours plus maigre, toujours plus jolie que les autres, mais se rend compte que quoi qu'elle fasse ce n'est jamais assez pour les autres. Ce fait observé provoque des complexes dès l'adolescence lorsque le regard des autres devient important pour les jeunes filles. Le sur-poids et les imperfections du visage peuvent devenir une source de moquerie pour certaines, car c'est aussi à cette période qu'elles entrent en compétition pour être celle qui ressemblera le plus à la femme parfaite.
Mais ce phénomène est aussi valable pour les femmes de tout âge, elles utilisent tous les moyens possible pour approcher de la perfection, en passant par les régimes, les cosmétiques, ou encore la chirurigie.

Sondage : Source INED (Institut National d'Etudes Démographiques) « ... » par Thibault De Saint Pol
Les francaise se trouvent souvent trop grosses, bien qu'elles soient concidérées comme les plus minces d'Europe. Entre 60% et 80% sont persuadées d'avoir des kilos à perdre, et ce a cause de la pression sociale et de ses normes sévères.

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