Depuis de nombreuses années, la représentation de la femme véhiculée par la société est celle d'une personne très mince ou même maigre ! Ainsi la gente féminine s'est tournée vers les méthodes les plus diverses afin de conquérir cet idéal, cette sorte de « perfection physique » appropriée à son époque : elle peut avoir recours aux cosmétiques, à la chirurgie esthétique mais aussi à une pratique alimentaire destinée à la perte de poids : le régime. Il se base principalement sur le contrôle de la quantité d'énergie ingérée (calories) et la diminution de l'apport en nutriments.

Un régime est une modification alimentaire habituelle à des fins thérapeutiques (en cas de diabète, d'obésité, etc.) ou pour satisfaire des besoins physiologique spécifiques (femme enceinte, sportifs, personnes âgées, etc.), mais aussi pour se plaire ou plaire et ressembler aux standards de la mode dont les magazines diffusent les photos. Le régime s’appuie sur une liste d'aliments interdits ou limités autorisés en quantités définies selon le patient.

 

Ce qui pousse la femme à mincir voire maigrir à des fins esthétiques

  La société actuelle aime les minces !

  On ne le dit pas, on nous le fait comprendre : regardons la publicité à la télévision, les images des magazines de mode, les boutiques de prêt à porter, il est préférable d’être mince pour prétendre à la beauté.

  La femme dynamique est active, sportive et filiforme…

  Alors, on maigrit pour restaurer l’estime de soi et pour se plaire, on maigrit pour aimer et être aimé.

On maigrit parce que l’on veut de l’espoir. «Les femmes qui souhaitent maigrir toujours plus font une projection sur leur future minceur, elles pensent que leur vie, dans tous les domaines, relations sociales, professionnelles, affectives sera meilleure lorsqu’elles seront minces, qu’elles réussiront mieux dans leur travail, qu’elles seront plus dignes d’être aimées, etc. 

Intérieurement, elles sont perpétuellement en lutte avec elles-mêmes, sous surveillance. A la longue, cela fragilise émotionnellement, détruit l’estime de soi et incite à chercher un réconfort dans la nourriture.»

  Et puis, il y a les régimes. Et beaucoup de femmes y ont recours.

Il existe plusieurs manières de pratiquer un régime :

- être accompagné par un médecin nutritionniste, un endocrinologue, ou avoir recours à un diététicien

- le réaliser seul à l’aide de livres ou sur internet

Mais quand est-il raisonnable de maigrir ?

 Chaque individu a un poids idéal, celui qui correspond à sa taille et qui est garant d’une bonne santé. Les nutritionnistes déterminent les normes de poids avec l’indice de masse corporelle (IMC). Celui-ci doit être entre 18,5 et 24,9 kg/m2 pour être « normal », et ≤ 22 pour être mince.

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Les conséquences et les dangers des régimes non contrôlés par des professionnels

 Ces régimes sont souvent divulgués par les médias et se multiplient à l’approche des beaux jours. Ils sont pratiqués seul en l’absence de surpoids, sans avis ou suivi médical.

  Ces régimes minceur conduisent à des déséquilibres et des carences car ils sont inadaptés en terme d’apports nutritionnels, ainsi le constat de l’Anses (Agence Nationale de sécurité sanitaire  de l’alimentation, de l’environnement et du travail) est tel :

« Près de 80% de ces régimes sont trop riches en protéines, 58% trop pourvus en sodium, plus de 50% à trop haute teneur en lipides, 74% trop pauvres en fibres, 61% ne satisfont pas les besoins en fer, 50% ne couvrent pas les besoins en magnésium, 23% ne répondent pas aux besoins en calcium »

 Ces régimes ont pour première action sur le corps la fonte musculaire, et les muscles ne récupèrent pas.

 Très souvent l’on assiste à une reprise de poids : régime dit yo-yo,

« L’organisme étant bien fait, il se protège d’un amaigrissement quel que soit le poids initial, avec comme consigne de retrouver le poids antérieur, on appelle cela le pondestorat » Dr J.M.Lecerf (Institut Pasteur, Lille). Le plus souvent, la reprise de poids est plus importante que le poids d’avant le régime.

 Plus dangereux encore, les produits à visée amaigrissante, interdits en France mais en vente libre sur Internet (coupe faim à base d’amphétamines,  d’éphédrine…) risquent d’entraîner de graves troubles cardiovasculaires ou cardiaques, dont certaines formes mortelles.

Dans la même catégorie, l’on peut citer les médicaments détournés pour maigrir.

 

Une alimentation équilibrée : une solution

 Que faire alors pour maigrir ?

 Adopter une alimentation hypocalorique (dont l’apport en calories est inférieur à la dépense) mais équilibrée et diversifiée.

 Une bonne alimentation repose sur trois notions simples qui relèvent du bon sens :

 -pour rester en bonne santé, le corps a besoin d’une certaine proportion de glucides, de lipides et de protéines

- mais aussi de vitamines et de minéraux

- l’éducation nutritionnelle est nécessaire car on assiste à une augmentation de l’obésité infantile dans des proportions importantes dans les pays riches.

 Lancé en janvier 2001, le PNNS (Programme National Nutrition Santé), en 2011 PNNS 3, en agissant sur la nutrition a pour objectif l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population, et détermine donc une conduite à suivre en établissant une liste de recommandations au nombre de 7 :

-          Au moins 5 fruits et légumes  par jour

-          Des féculents à chaque repas selon l’appétit

-          3 produits laitiers par jour

-          Limiter les matières grasses ajoutées, le sucre et le sel

-          Eau à volonté

-          1 ou 2 portions de viande, œufs et produits de la pêche par jour

-          Augmenter son activité physique

 

Voici une journée type d’une femme qui mange équilibré en faisant attention

Le petit déjeuné :

-           Tranche de pain grillé (50 à 70g)

-           Un peu de beurre (10g grand max) avec un peu de confiture

ou Une seule barre de chocolat

-           Un fruit ou 2/3 d’un verre de jus de fruit (= d’un fruit)

-           Une boisson chaude : lait ou café ou thé

Collation déconseillée sinon fruit ou laitage

Repas de midi : temps conseillé 20min = sensation de satiété

-           Une entrée à base de crudité, légumes (à volonté)

-           Viande ou poisson (de 100 à 150g max)

-           Féculents (200g)

-           Laitage : portion de fromage ou un yaourt simple (nature basique, non aux gervita viennois, flamby,…)

Collation déconseillée sinon fruit ou laitage

Repas du soir : temps conseillé 20min = sensation de satiété

-           Légumes à volonté !

Il ne faut pas oublié 1 à 2 plaisirs par semaines soit une part de tarte, un repas prévu avec des amis, ou une barre de chocolat dans la journée. Cela permet aussi de ne pas être frustré tout en gardant un équilibre de vie sain.

 

Pratique d'une activité physique régulière : une association nécessaire à l’alimentation

Le sport a un impact bénéfique sur la santé mentale et physique en général.

Une activité régulière au rythme de 2 ou 3 fois par semaine permet de maintenir son poids. En effet, l’activité physique augmente les dépenses énergétiques et ce, dès le début de l’activité.

Ceux qui ne pratiquent pas une activité physique régulière ont un risque plus important de prise de poids de plus de 5 kilos dans les 5 prochaines années par rapport à ceux qui sont actifs.

L’activité physique a une capacité accrue à mobiliser les graisses que l’individu a stockées.

 

On peut conclure que le régime est une certaine manière de s’alimenter. Si celui-ci est trop strict il risque d’engendrer un trouble du comportement alimentaire surtout s’il est lié au désir de perdre du poids. Cependant, si celui-ci est bien adapté à l’individu, il ne peut avoir que des conséquences mélioratives.